
Lors de notre dernier message, dimanche dernier, nous etions a la presque extremite Nord de l’ile du nord. Nous nous appretions a nous rendre dans une famille pour commencer le Wwoofing.
Le “Wwoof”est une sorte d’association d’agriculteurs biologiques qui s’engagent a accueillir des benevoles ou des personnes desirant decouvrir les procedes ou la philosophie de la culture biologique. En echange de la main d’oeuvre, ces agriculteurs logent et nourrissent leurs wwoofers gratuitement. Il n’y a pas d’echange d’argent, pas de salaire. Par contre, ce systeme est cense favoriser les echanges de savoir, de cultures, ...
Des notre arrivee en Nouvelle-Zelande, nous nous sommes inscrits dans cette association. Nous pensions que cela pouvait etre un tres bon moyen de rencontrer des gens du pays et de partager leur quotidien.
Donc dimanche, nous devions aller chez des gens habitant Kerikeri, dans la Bay of Islands au Nord de l’Ile du Nord. Arrives chez eux, nous n’avons pas tout compris (la dame s’est confondue en excuses dans un anglais trop poli pour nous), mais en gros il n’y avait plus de place pour nous accueillir... Tres decus d’avoir fait 3 jours de route pour s’entendre dire ca !!!
Nous avons alors telephone a un autre agriculteur, qui nous avait dit par mail la veille, qu’il etait interresses par notre venue… Nous n’avons ete tres chanceux ce jour la, puisque lui non plus n’avait pas de place avant quelques jours !!!
Que faites vous alors, lorsque personne ne veut de vous, qu’il y a du vent tout le temps et que vous ne trouvez pas beaucoup de place pour faire du camping sauvage ? Et bien vous allez voir ailleurs… Nous avons donc decide le lendemain de changer notre cap et de virer plein sud, la ou d’autres gens voulaient bien nous accueillir (mais pour de vrai !!!).
Jeudi soir, nous sommes donc arrives chez Fiona, une photographe-agricultrice (original). Elle possede un elevage bovin un peu plus loin, autour de sa maison de famille.
Cette premiere experience de wwoofing restera certainement dans nos memoires. Nous ne bossons pas beaucoup, mais heuresement, parce que juste le fait de suivre et d’essayer de comprendre Fiona nous prend deja beaucoup d’energie. Elle est gentille, mais lunatique (donc l’humeur qui change). C’est le genre de personne qui n’attend pas les reponses aux questions qu’elle pose.
Elle habite dans une ancienne usine. Le batiment est superbe, mais la decoration n’est pas trop ce qu’on prefere. Son enorme loft est rempli de vieux objets en tout genre (chaussures, vaisselles, mannequins, perruques, poupees,...). On trouve de tout, tout, tout chez Fiona. Rien de neuf…tout est vieux et bien sur… Poussiereux. On pourrait la decrier comme une “fetichiste des vielles choses entourees de leur ecrin de poussiere”. Pourtant on se sent bien chez elle, c’est intriguant et le phenomene est interressant a etudier. Il faut juste ne pas avoir peur des araignees qui tissent leurs toiles sur nos sacs, il ne faut pas etre allergiques a la poussiere, il faut verifier sur quoi on s’assoie,… bref on vous chargera les photos au fur et a mesure.
Sinon, nous avons rencontre les voisins de Fiona qui sont adorables. Lui est mi-irlandais et mi-maori. Il est tres attentionne et articule lorsqu’il parle (cas assez rare en Nouvelle-Zelande !). Il est en train de bricoler notre van (d’ailleurs ne vous impatientez pas, on attend que l’interieur soit decore a notre gout pour vous montrer les photos).
Sa copine ecrit une these sur la musique maori et les rassemblements musicaux… on a pas trop compris quelle etait la problematique... on lui a pourtant demande 2 fois...
Elle a un van elle aussi, qu’elle a amenage pour pouvoir y vivre toute la journee : elle redige sa these, regarde des films et ecoute de la musique a l’interieur.
Ce sont les 2 premieres personnes Neo-Zelandaises avec qui nous avons un reel contact. Nous sommes rassures et satisfaits, parce que nous commencions a desesperer de ne pouvoir faire de vraies rencontres et de ne pouvoir utiliser notre anglais.
Nous avons cuisine un plat reunionnais hier soir pour Fiona et ses voisins . Ils ont adore et nous proposent de nous construire une maison ici pour qu’il puisse manger notre cuisine plus souvent.
C’est vrai que la cuisine ici pourrait etre un theme d’etude tres interressant. En gros, ils aiment manger, mais ne consacrent pas de temps a ca et preferent se nourrir de pain de mie avec 2 feuilles de salade dedans. Pour eux, le repas n’est pas quelque de chose de sacre, comme pour nous les francais. On en repalera !
Sinon lorsqu’on fait de la route, il est tentant de prendre un chemin parallele, qui se transforme rapidement en piste gravillonnee deserte. En general, le passager s’accroche (autrement dit Claude le plus souvent), pour ne pas se cogner la tete dans le plafond. Ces routes sont toujours entourees de paysages maginifiques et de clotures sans fin. Et puisque ne nous pouvons pas aller a l’interieur des prairies, ce sont les betes qui viennent a nous : il est en effet courant de croiser vaches, chevres, moutons, lapins et betes ailees, couches sur notre route ou en train de brouter l’herbe du bas-cote… Pas stressees, c’est a peine si elles se poussent pour nous laisser passer.
No worries! Nous ne sommes pas presses non plus.
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