
Nous avons organise le voyage de telle maniere que nous puissions tout voir. Comme la route pour aller a Milford Sound est decrite comme l’une des plus belles de Nouvelle-Zelande (voir du monde, pour certains), nous avons decide de prendre le bus pour y aller. Pas besoin de passer environ cent bornes a uniquement regarder le bitume et les virages… Tres franchement, ca aurait ete dommage de s’en priver. Sur cent kilometres, cette route traverse des paysages montagneux plus hallucinants les uns que les autres : vallees glaciaires, glaciers, cascades, tunnel… et les commentaires du chauffeur de bus aident a comprendre un peu mieux. Partout, nous voyions des trainees de rochers sur la montagne en nous demandant si c’etaient des traces d’avalanches. Effectivement, c’etait des traces d’avalanches, mais d’avalanches d’arbres !?! En fait, les pentes sont tellement fortes et longues qu’au bout d’un moment, les arbres ne tiennent meme plus et devalent en emportant tout sur leur passage… Arrives a Milford Sound, nous avons decouvert certainement le lieu le plus touristique du pays. Comme tout le monde, nous y sommes arrives sur un enorme parking, avec juste un embarcadere avec 6 ou 7 gros bateaux. Quelques minutes apres, nous avons embarque, fait une heure et demi de croisiere et sommes revenus a l’embarcadere, d’ou nous sommes repartis avec le bus quelques minutes plus tard. Pendant que nous repartions en bus, le bateau a embarque un nouveau flot de touristes, pour voir exactement les memes choses que nous. C’est vrai, vu comme ca, ca n’avait pas grand chose de folichon. Mais meme avec une aussi grande horde de touristes, Milford Sound restera l’un des plus beaux endroits au monde : des montagnes de plus de 1500 metres qui tombent dans la mer, des cascades vertigineuses, et le tout sous le soleil. Et oui ! Nous avons eu une chance enorme de voir tout cela sous le soleil. Nous ne decrirons donc pas plus les paysages. Les photos parlent d’elles meme… En revanche, question croisiere, il y a plus de choses qui ne peuvent pas se voir sur les photos, notamment le comportement des asiatiques dans un tel endroit. C’est rigolo, pendant un voyage comme celui la, la majorite d’entre eux a passe son temps a se prendre en photo devant les lieux les plus spectaculaires. A la fin de la croisiere, nous nous sommes demandes si reellement, ils avaient regarde les paysages, puisque la plupart du temps, ils leurs tournaient le dos pour la photo. Et concernant l’organisation de la croisiere elle-meme, meme si on sent que le lieu est extremement frequente, on a du mal a se rendre compte que plusieurs millions de personnes passent chaque annee ici. A un seul moment, nous avons vu deux bateaux se succeder et faire la queue. C’etait pour aller voir une cascade qui se jete directement dans la mer. Autrement, tout est organise pour que tout se deroule dans un mecanisme parfaitement huile. C’etait parfait pour nous. Nous en avons profite un maximum. Le lendemain, nous avons continue notre “marathon” des Fjords et nous sommes partis de Manapouri pour aller vers Doubtful Sound. Nous sommes partis sous un soleil eclatant pour la premiere etape : la traversee d’un enorme lac (le lac Manapouri). Arrives au bout du lac, les nuages et les sandflies ont commence a nous accompagner. Nous sommes alors montes dans un bus pour traverser le bout de terre qui nous separait du fjord. Avant d’y arriver, le tour operator emmene habituellement les visiteurs dans une enorme usine souterraine de production electrique. C’est assez surprenant, au milieu de nulle part, a deux cents metres sous terre, de decouvrir une usine aussi grosse que ca. Il n’y a pas besoin de beaucoup d’imagination pour voir James Bond essayer de casser la base secrete de Docteur No ! Apres ca, on passe un col en bus, et on arrive dans le fjord, sous la pluie. C’est un phenomene assez frequent dans cet endroit (encore plus qu’a Milford Sound). Quand on est prevenu, c’est moins difficile a accepter… entre Manapouri et Doubtful Sound, la difference est enorme : il pleut 7000 mm par an dans le fjord et “seulement” 1000 mm a Manapouri, 40 ou 50 km plus loin. Les conditions ne nous ont pas empeche de voir un lieu un peu plus sauvage que Milford Sound. C’etait aussi un peu plus le luxe. En fait, ici, l’approche est differente. Le capitaine a bien sur un itineraire a suivre, mais il peut aussi l’adapter en fonction des conditions. Dans notre cas, il nous a ainsi fait faire un petit detour pour aller voir des dauphins. Contrairement a Milford Sound, nous avons eu l’impression que nous pouvions prendre notre temps. C’etait bien agreable, malgre la pluie. Et comme dans toute croisiere, nous avons rencontre des gens. Cette fois, c’etait deux couples d’americains d’environ 60 ans (l’un vivant en NZ, l’autre a Chicago). Nous avons beaucoup discute entre deux photos et ca nous a beaucoup surpris de voir des gens nous poser autant de questions du style : “Ah ! Vous bosser tous les deux dans l’environnement ! Qu’est-ce-que vous pensez de l’omnipresence de l’energie electrique d’origine nucleaire en France ?” ou encore “Qu’est-ce-qu’on pourrait faire pour produire de l’energie propre ?”. De quoi reconsiderer le point de vue de base des francais sur les americains… Nous esperons bien revoir l’un des deux couples, celui qui vit a Auckland. La discussion etait vraiment passionnante. Apres presque 8 heures de voyage, nous sommes revenus vers Manapouri. Passe le col, en sens inverse, les nuages ne deversaient plus trop de pluie, et une fois traverse le lac, nous avons retrouve un soleil eclatant d’ete… On nous avait dit qu’en Nouvelle-Zelande, on pouvait avoir 4 saisons dans une journee. Pour avoir la garantie de vivre une telle experience, venez dans le Fjordland ! |