
Decidement, nous ne sommes pas tres reguliers pour l’ecriture de nos messages. Nous avons repris la route et nous avons moins de temps pour ecrire ou moins d'opportunites pour trouver des cafes internet. Du coup, ca nous fait un grand nombre de choses a raconter… ca pourra peut-etre prendre du temps a lire ! Apres notre depart d’Arapawa Island le 6 decembre, nous nous sommes sentis un peu perdus. D’abord, prendre le mail boat et nous retrouver avec tous ces “touristes” que nous observions depuis les grandes baies vitrees de la maison de Mark et Eian nous a fait un petit choc ("Ca y est nous redevenons des touristes aussi"). Ensuite, pour les au-revoir, il n’y avait que les enfants et Barbara. Mark et Eian n’avaient pas reussi a s’arranger pour etre la lors de notre depart. Et puis le depart du mail boat nous a semble durer une eternite : pendant de tres longues minutes, nous avons pu voir la maison. Nous avons meme croise une voisine qui recevait ses courses sans nous voir. Une grande partie du voyage reprenait le trajet que nous avions parcouru avec l’ecole maorie. En arrivant a Picton, de retour dans la “civilisation”, nous avons mis du temps a realiser que nous n’etions plus isoles sur une ile. Il y avait pourtant un indice : du goudron partout. On pouvait marcher sur un sol parfaitement plat et, comble du bonheur, nous avons pu entrer dans un supermarche pour faire des courses : il y avait plein de choses differentes a manger ! Ce petit moment a un petit peu dissipe notre tristesse et nous avons alors pris la route pour Blenheim, environ 30 km plus au Sud. Dans cette region, c’est la culture de la vigne qui domine et nous avons decouvert des centaines d’hectares de vignes, dont les plus vieilles datent des annees 1970. D’apres les amateurs de vin, la Nouvelle-Zelande produit un nectar tout a fait correct, et de nombreux vignerons francais (cocoricoooo !) ont mis leur talent au service du developpement oenologique (et economique) du pays. Nous avons eu besoin de temps pour savoir de quelle maniere nous organiserions le trajet entre Blenheim et Greymouth, ou nous attendaient nos prochains hotes de Wwoofing. Nous avons decide de graviter autour du parc national Abel Tasman. Les brochures montrent des gens en kayak sur une eau turquoise, transparente, sous un soleil eclatant. Des filles en bikini paradent sur des plages de sable jaune-orange… magnifique ! Et tel Robinson Crusoe, elles s'abritent sous des feuilles de palmiers pour se proteger du soleil.Ce n’est pas exactement cela que nous retiendrons. Bien qu’il fasse assez beau dans la region, il faut vraiment un soleil magnifique pour que ca ressemble aux brochures. Et puis Claude a bien essaye de se mettre en maillot de bain sur la plage, mais elle a dut rajouter 2 pulls par-dessus ! Alors dans les beaux souvenirs du secteur, on pourra noter que nous avons fait une belle ballade en kayak, vu des otaries, campe dans des endroits assez sympas (Marahau, Motueka,…), teste la cuisine des sushis dans le van (Oui. nous avons appris a faire des sushis : delicieux et super simple !!!)… un beau moment de vacances a faire enfin des trucs pour touristes ! La route nous a ensuite mene le 10 decembre a Greymouth, une petite ville situee sur la cote Ouest. Meme si le temps est (parait-t’il) excecrable dans le secteur (environ 1500 a 2000 mm de pluie par an, du vent a decorner un boeuf…), nous avons vu de magnifiques choses. Ca a commence par la route pour arriver a Greymouth. Nous avons traverse un autre parc national le long de la mer de Tasman. Meme sur les brochures, l’eau n’y est pas turquoise. En fait ce sont d’immenses plages sauvages, avec des rochers et des vagues a faire fremir n’ímporte quel navigateur. Tout est hors norme et le mauvais temps ajoute une impression de se trouver dans une contree inhabitable. Mais après avoir pousse la porte de la maison de nos nouveaux hotes, cette impression de fin du monde a vite fait son chemin. Ged et Caroline ont un sens de l’accueil different du notre, mais parfaitement adapte au systeme du Wwoofing. Ils nous ont directement informe qu’ils aimaient avoir des gens independants et qu’il fallait que “nous approprions leur maison”. En realite, si cela avait ete notre premiere experience de Wwoofing, nous aurions ete mal a l’aise, sans savoir ce que nous avions le droit de faire ou non. Mais connaissant maintenant les habitudes des hotes, nous ne nous sommes pas pose trop de questions. Nous avons chasse pour un temps nos “mauvaises” habitudes francaises et nous avons pris en main le travail dans la maison : cuisine, ménage, tele… c’etait parfait, puisque Ged travaillait la nuit et Caroline, institutrice a mi-temps, courait de reunion en reunion. Si nous avions attendu leur presence, nous n’aurions vraiment pas fait grand chose. Ca ne nous a pas empeche d’avoir de tres interessantes discussions avec eux et d’avoir de bons conseils pour decouvrir la region. A la fin du sejour, ils nous ont annonce qu’un couple d’autrichiens arriverait et serait avec nous pour quelques jours, pour ensuite garder leur maison pendant les vacances de Noel. Nous avons passé de bons moments avec ce couple, a regarder des films, discuter, cuisiner, et apprendre de nouveaux jeux de cartes. Le seul probleme, c’est qu’ils se sont peut-etre un peu trop “approprie” la maison, en nous incluant parfois dans les meubles… Du coup, ils avaient parfois tendance a nous pousser s’ils pensaient que nous n’etions pas a la bonne place, en nous laissant une impression de gens malpolis. C’est dommage, a part ca, ils etaient tres sympas. Nous sommes quand meme partis de Greymouth contents de notre sejour. Nous n’avons pas eu trop de pluie, nous avons appris plein de choses, vecu dans une maison super bien concue, perdue en pleine foret, visite une ville pionniere reconstituee (gratuitement grace a la carte de residant de Greymouth de Ged), et puis juste avant de partir, nous nous sommes eloignes encore plus des circuits touristiques traditionnels en allant a la kermesse de fin d’annee de l’ecole de Caroline. C’est le genre de chose que beaucoup eviteraient, mais ca nous a plu. Nous avons vu des gens dans leur univers, sans artifices, heureux d’etre ensemble sous le mauvais temps. Mais le fin du fin etait quand meme de voir les instit’ passer les uns après les autres sur un siege au-dessus duquel etait fixe un sceau d’eau qui se vidait sur eux lorsqu’un enfant touchait la cible ! Apres Greymouth, nous sommes remontes sur Nelson et Blenheim, car nous pensions y trouver du boulot. Manque de chance, la saison de cueillette des cerises venait de se terminer et celle des pommes n’etait pas encore commencee… Bredouilles apres une journee de recherche, nous avons donc decide de descendre directement a Christchurch pour Noel en cherchant par internet un travail dans la province de l’Otago, encore plus au sud. Au passage, nous avons visite Kaikoura. C’est une petite ville ou l’on peut normalement observer les baleines (ce que nous n’avons pas fait). On peut aussi marcher dans des champs ! C’est certainement la premiere fois en NZ que nous avons franchi autant de clotures pour une ballade, sans nous sentir menaces par la carabine du proprietaire. Nous n’avons compris qu’a la fin de la ballade que le terrain etait un terrain communautaire de la tribue maorie qui a le monopole de l’observation des baleines. Meme si cette tribue a grace a cela des revenues gigantesques, ca montre un etat d’esprit tout a fait different de celui des europeens de souche. Et ca nous a fait du bien de pouvoir marcher en toute quietude dans de superbes prairies ! Nous sommes arrives a Christchurch le 22 decembre après que Claude ait pris son premier bain en NZ (si si !!!). C’etait a Hanmer Springs, en pleine montagne et en plein froid. Je vous laisse observer la preuve en image dans les photos ! Christchurch est de la taille de Nancy et de Wellington. Par certains cotes, cette ville a l’allure d’une capitale. En tout cas, c’est LA capitale de l’ile du Sud et nous regrettons de n’avoir eu que quelques jours pour la decouvrir. Il y a ici des milliers de choses a faire et a voir. Et nous eu un tres bon guide : Ara, le jeune maori que nous avions rencontre a Arapawa. Il nous fait decouvrir la vie et la vie nocturne de Chrischurch. Il nous a egalement permis de participer au repas de Noel de la famille de sa mere. Apres un sejour dans un backpackers de premier choix, mais peuple de voyageurs comme on ne les aime pas, il nous a fallu partir en direction de Dunedin encore plus au sud, pour passer le reveillon du nouvel an. A partir du 3 janiver, nous devrions commencer un vrai boulot, a Alexandra, ville de la province de l'Otago, au centre de l'ile du Sud. Nous esperons que l’hiver arretera de nous courir après : il fait un froid de canard ici, alors qu’il devrait faire dans les 20-25 degres… alors arretez de nous dire que nous avons de la chance d’avoir deux ans d’ete !!! |