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Mongolie - Khovsgol lake


de Vincent, 05-06-2007

Voyage au lac Khovsgol


Pour aller au lac Khovsgol, nous voulions tester les « transports en commun » de Mongolie. Nous avons le temps et ca nous aurait decu de ne pas nous rendre compte par nous meme de la maniere dont les gens se deplacent ici. Ca tombait plutot bien car la veille de notre depart, nous avons rencontre Alon, un israelien qui voulait egalement faire le trajet de la meme maniere que nous. Rendez-vous jeudi matin a 8h00, pour etre surs d’avoir une place.

 

Nous arrivons a la « gare routiere » entre 8h30 et 9h00. Tout de suite, nous trouvons un chauffeur pour Moron (prononcez Mouroun), une ville pas trop loin de notre destination. Nous nous installons dans un minivan russe avec de bons sieges. Nous reservons d’office les trois sieges de derriere car nous savons que le van ne partira que s’il est plein. Un bon bouquin a la main, nous nous appretons a attendre.

 

Plusieurs clients se manifestent et nous faisons les comptes : plusieurs fois, nous pensons que le van est plein, mais il manque toujours quelqu’un pour partir. Avant midi, tout le monde est dans le van, mais nous restons sur place. Des bagages sont alors entasses derriere nous, on souleve notre siege pour mettre des cartons dessous. Malgre nos tentatives pour resister, notre confortable position est surelevee et le siege un peu moins incline en arriere. Nous redoutons le pire, car dans le guide, on nous informe que le voyage dure... 24 heures !

 

Apres plusieurs espoirs de depart et une engueulade avec le chauffeur (l’israelien en colere ressemble un peu au mongol), l’entassement de bagages et de passagers se poursuit. A chaque fois que nous pensons partir, nous allons voir la « dame pipi » de la gare routiere et lui donnons 100 tugrits chacun. Jusqu’au depart a 16h30, le van charge comme un mulet, nous avons enrichi cette fameuse dame de 800 tugrits !

 

Avant de quitter definitivement la ville, nous faisons encore un arret pour prendre quelques passagers et bagages supplementaires. A 18 dans le van, nous pensons que les derniers passagers embarques vont descendre bientot et acceptons un gamin sur nos 3 sieges (il faut dire qu’ils sont 5 adultes sur la premiere banquette de 3 places).

 

Toute cette attente a ete un peu perturbante. D’un cote, nous nous disons : « nous avons paye notre place et sommes arrives tot. Pourquoi devons-nous supporter d’attendre et de ne pas avoir un siege complet ? ». Nous avons envie de dire aux gens : « mais pourquoi acceptez-vous que ce chauffeur vous traite comme des animaux ? ». Pendant tout ce temps, notre but est donc de resister longtemps pour garder nos trois places « tranquilles ». Jusqu’a embarquer ces dernieres personnes, nous pensions bien tenir jusqu’au bout, en faisant comprendre que le chauffeur ne pourrait pas indefinivement charger des bagages. Mais finalement, notre position est presque indecente devant les autres passagers... et quand nous proposons de prendre un gamin avec nous, nous sentons une sorte de soulagement. Nous voulions voyager comme les mongols, il faut que nous acceptions honnetement de le faire, sans nous plaindre, malgre le cote un peu revoltant de la situation.

 

Le voyage commence par une piste : ce detour cahotique est juste une technique pour eviter le peage a la sortie d’Ulaan Baatar. Un peu plus loin, plusieurs personnes sont priees par le chauffeur de descendre et de monter dans une autre voiture. Cette fois, c’est un moyen d’eviter un controle de police... bref, toutes les astuces sont bonnes pour que le chauffeur economise 3 sous. Ca se passe finalement plutot bien et nous nous arretons en trajet dans un restauroute mode mongole : en plein milieu de la steppe, nous nous arretons aupres d’une petite maison ou des jeunes serveuses en uniforme font le service. A l’arrivee du van, tout le monde se precipite vers la petite cahute en bois qui fait office de toilettes. Puis le repas est avale en quatrieme vitesse pour repartir dans la demi-heure suivante. De notre cote, rien n’etant ecrit en anglais, nous commendons la meme chose que l’un des passagers, sans savoir ce qu’il veut manger... pas de regrets, il a bon gout !

 

Au depart du restauroute, la nuit approche et tout le monde commence a dormir. De notre cote, nous sympathisons avec le gamin qui est sur nos genoux et jouons avec lui. Pour eviter de dormir, le chauffeur met de la musique mongole et tout le monde se met a chanter les chansons a la mode alors que la route devient de plus en plus mauvaise et que les bosses deviennent de plus en plus douloureuses. L’ambiance est tout a fait speciale. Elle met dans l’air quelque-chose de magique. Cela nous fait un peu oublier les difficultes du voyage...

 

Pendant la nuit, je ressens de plus en plus le froid (les joints des vitres tombent en lambeaux). Les jambes et les fesses sont de plus en plus douloureuses (nous avons un enfant allonge de tout son corps sur nos jambes). Il n’y a pas moyen de poser la tete quelque-part pour dornir un peu : ca secoue trop. Claude se plaint d’avoir tres mal au ventre a cause de la position assisse prolongee.

 

Tout d’un coup, je vois la porte arriere (ou sont ranges nos bagages) qui s’ouvre. Je crie « stop » au chauffeur, qui s’arrete un peu enerve, en ayant l’air de m’accuser d’avoir ouvert la porte. Cote bagages, pas de casses ou de pertes, tout est recupere et nos bagages ne sont pas tombes (ouf !).

 

Nous arrivons finalement a Moron vers 10h00 le vendredi et nous faisons deposer a la gare routiere pour aller vers Khatgal, la ville sur la rive sud du lac. Nous negocions avec un chauffeur pour qu’il nous emmene la-bas a la moitie du prix qu’il nous annonce. D’apres lui, il y a en effet un prix pour les touristes, et un autre pour les locaux. Nous obtenons finalement le prix pour les locaux : 5000 tugrits ! Pendant l’attente du depart, nous faisons connaissance avec des locaux, un peu bourres et morts de rire devant notre Courrier International : les dessins leur plaisent beaucoup ! Mais leurs intentions n’ont pas l’air tres nettes et nous nous separons d’eux rapidement.

 

A cause d’un manque de clients pour notre destination, nous partons vers 15h30 a 4 passagers dans un 4x4 mitsubishi confortable. 2h30 de piste (ou nous entendons 9 fois de suite la meme chanson) et une crevaison plus tard, nous arrivons enfin a Khatgal et nous installons dans une ger, chez Gamba et Jimmy (MS-Gueshouse). Nous commendons un repas et constatons que des femmes s’installent devant les trois gers du camp pour vendre de l’artisanat local. Aucun de nous n’a envie d’acheter quoi que ce soit aujourd’hui et nous sommes ravis de voir arriver un autre groupe de touristes dans la guesthouse pour qu’elles aient d’autres clients a interpeler.

 

Le samedi, nous passons la journee a nous reposer du trajet et a planifier les prochains jours pendant qu’Alon decide de partir tout de suite randonner le long du lac. Normalement, si ce que nous programmons est juste, nous le rencontrerons a son retour. Nous envisageons en effet comme lui de marcher sur la rive ouest du lac. C’est la zone la plus touristique, avec plusieurs camps de gers, mais la saison n’etant pas encore commencee, nous ne devrions pas avoir trop de monde. Nous pourrons aussi plus facilement demander des couvertures supplementaires : nos duvets ne sont pas assez chauds.

 

Nous partons le dimanche, charges de nos sacs a dos, sans cheval (il nous aurait fallu un guide pour s’en occuper). Pour rejoindre le lac, il faut traverser la ville. Elle est constituee de petites maisons en bois ou de gers entourees de palissades en bois. C’est plutot propre (le Khovsgol est quand meme un parc national), les gens ont l’air sympas et dans les petits magasins, les vendeurs ne cherchent vraisemblablement pas a nous arnaquer.

 

Charges de vivres, nous quittons progressivement la ville accompagnes d’un chien. Regulierement, des gens nous proposent un hebergement ou un cheval. Ca sent le touriste ! Pour la pause dejeuner, nous cuisinons nos pates chinoises et un homme surgit de la foret avec une petite boite. Il veut nous vendre des parts de pizzas. Hallucinant ! Nous sommes certains qu’il nous a vu partir de la ville et qu’il a marche pendant environ 1h30 pour nous proposer sa pizza. Ca fait un peu mal au coeur de lui annoncer que nos pates sont cuites et que nous ne voulons pas sa pizza... a la fin du repas, il reste sur place en nous laissant partir de notre cote.

 

Un peu plus loin, notre chien suiveur nous quitte et le sentier est de plus en plus raide. L’objectif que nous nous etions fixe nous parait loin avec nos lourds sacs a dos, d’autant plus qu’aucun nomade ne semble vivre dans cette premiere partie du trajet. Nous arrivons finalement dans le premier camp de ger vers 18h00. Il n’y a pas de clients mais un jeune nous acueille avec son walkman sur les oreilles. Nous pouvons planter la tente legerement a l’ecart des gers et il nous prete des couvertures. Le temps est ideal pour pique-niquer devant la tente et nous passons une agreable premiere nuit dans notre belle tente chinoise.

 

Le lendemain matin, au moment de redonner les couvertures, le jeune nous dit qu’il a vu son directeur cette nuit et que nous devons payer 5000 tugrits pour avoir plante notre tente. Quoi ? Sans avoir ete prevenus la veille et sans avoir utilise les douches et les facilites du camp, nous devons payer le prix d’une nuit en ger a Khatgal ? Nous partons en lui donnant 2000 tugrits pour les couvertures (c’est deja beaucoup !). Son directeur ne nous court pas apres...

 

A partir de ce camp, c’est beaucoup plus frequente et nous rencontrons une jeune nomade parlant anglais et tres sympa (Tuya) qui nous invite a prendre un the. Nous lui proposons de rester une nuit autour de chez elle a notre retour. Avec notre experience du matin, nous ne savons pas si elle est sincere ou pas. Nous resterons mefiants.

 

Plus tard, nous nous arretons pour manger et une femme arrive de sa ger avec un thermos de the. Elle a des choses a nous vendre, mais n’insiste pas. Nous reprenons donc notre chemin puis croisons le responsable du camp « Blue Pearl ». Il a l’air sympa et ses prix son raisonnables. Nous nous promettons d’au moins prendre un repas dans son camp au retour. En chemin, nous rencontrons Alon a cheval avec un nomade. Il nous dit qu’il rentre le soir pour Khatgal a cheval. Il est 15h00 et nous pensons que ca va etre un peu court...

 

Nous nous arretons en fin de journee a proximite de la ger d’une famille qui nous a invite a y planter notre tente. Ils ne parlent pas anglais mais sont tres sympas. Le garcon de la famille nous propose une ballade a cheval de 2 heures le lendemain matin, pour un prix assez eleve, mais ils sont tellement sympas que nous acceptons comme un remerciement a leur accueil.

 

Le mardi, apres avoir passe une nuit pluvieuse et constate que notre tente ne prenait pas l’eau, je leur annonce que je partirai finalement seul : Claude est fatiguee. Je pars donc avec le jeune homme pour une belle ballade aux alentours sur un grand cheval blanc. Le temps passe vite, mais il veut absolument me montrer plein de choses. Nous arrivons au camp 3h30 plus tard et il m’annonce que je dois payer 4h00... « mais je ne voulais faire que 2h00 de cheval, pas 3h30, ni 4h00 ! Ce n’est pas a moi de gerer le temps. Je ne suis pas guide ». J’accepte tout de meme de payer, mais 3h30, rien de plus. Ils veulent en plus nous ajouter le prix de la nuit a cote de chez eux, idee bizarre quand on sait que generalement la terre dans les steppes de Mongolie appartient a tout le monde. C’en est trop ! Nous voulions les remercier de leur accueil en achetant un petit truc. Nous plions finalement la tente et partons en ne leur payant que les 3h30 de cheval... grosse deception...

 

Deux nuits de suite, nous avons l’impression de nous faire arnaquer, de servir de « yack a lait ». Petit a petit, nous prenons conscience que le tourisme a totalement change l’esprit des gens dans cette region. Les nomades n’accueillent plus par hospitalite naturelle, mais parce-qu’ils attendent quelque-chose en retour. D’une certaine maniere, le tourisme tue le voyage. Mais en meme temps, comment en vouloir a ces gens qui ne cherchent qu’a ameliorer leur quotidien en profitant des touristes... il faut peut-etre juste etre au courant que certaines habitudes changent.

 

L’objectif est maintenant de rejoindre le « Blue Pearl » et de nous faire plaisir en dormant dans une ger. Ca nous donnera aussi l’occasion de manger un bon repas et de faire parfaitement secher la tente. Nous rejoignons le camp rapidement (il y a moins de nourriture dans les sacs) et l’accueil d’Oggie (le responsable du camp) est chaleureux. Nous discutons pendant un bon bout de temps dans notre ger avec lui et le repas est a la hauteur de nos esperances...

 

C’est donc plus confiants que nous repartons le mercredi du camp. Nous avons le temps pour rejoindre la ger de Tuya et nous en profitons pour faire un petit feu de camp pres du lac au dejeuner. La journee est belle et nous arrivons tot a notre destination. Pour eviter tout malentendu, nous plantons la tente a une petite centaine de metres de sa ger. Nous sommes malgre tout accueillis avec du the et du yaourt delicieux au lait de yack.

 

Elle nous avait dit a l’aller qu’elle avait un magasin. Nous lui disons que nous sommes interesses pour lui acheter quelque-chose. En fait, elle vend de l’artisanat local dans sa ger (nous qui voulions des bicuits...). Nous lui avons finalement achete quelques petites choses et avons passe un bon moment avec elle et son mari (montage d’une magnifique mini-ger, parties d’echec...). Elle nous a appris qu’elle avait rencontre Alon deux jours plus tot et qu’il ne voulait plus entendre parler de mongols... Ca confirme : le touriste autour du lac Khovsgol est une sorte d’animal qui revient chaque ete et que les nomades attendent avec impatience ! Pour Alon, ce que nous pressentions a eu lieu. Il a paye un cheval pour rentrer a Khatgal et le nomade lui a fait faire le tour du coin pour revenir a sa ger. Au moment de partir a Khatgal, il lui a dit que ca faisait trop loin et qu’il faudrait partir le lendemain...

 

Au moment de partir le jeudi, aucune mauvaise surprise. Nous avons rendu les couvertures a Tuya et avons a nouveau passe un petit moment avec la famille. Nous sommes partis en direction de Khatgal, heureux de cette rencontre. Sur le chemin, alors qu’a l’aller, nous n’avions rencontre aucun touriste, nous discutons avec un americain et un couple d’italien (la saison approche). En arrivant pres de Khatgal, un ranger volontaire du parc que nous avions rencontre plus tot nous propose de monter dans son camion pour terminer le trajet. Nous acceptons pour le fun, montons dans son gros camion russe et observons le nombre de coups de volants necessaires pour faire tourner les roues de seulement quelques centimetres. Belle experience !

 

Arrives a Khatgal, nous nous ruons dans les magasins pour acheter coca, chips, compote, friandises etc... cinq jours en autonomie, ca creuse ! Nous nous faisons un petit festin dans la ger de MS-Guesthouse. Nous y apprenons qu’Alon y est passe, enerve, et est parti la veille... sans nous laisser son adresse...

 

Apres une nuit des plus reposantes, nous demandons le vendredi a Gamba des renseignements pour rentrer a Ulaan-Baatar par avion. Alors que nous avions prevu de rester quelques jours de plus autour du lac, il nous explique qu’un van coreen va partir bientot de Khatgal avec peu de monde a l’interieur, pour aller directement a UB. Etant un peu refroidis par les quelques mauvaises experiences que nous avons eues et vu le mauvais temps qui s’annonce, nous decidons de partir. Apres nous etre bien assures que le van ne prendrait pas trop de monde, nous partons donc de MS-Guesthouse. Le van se ballade un peu partout dans Khatgal a la recherche de passagers et de bagages a emporter, mais globalement, le depart est assez rapide et nous rejoignons Moron vers 14h00. Les chauffeurs (ils sont deux) nous proposent alors de descendre dans un restaurant ½ heure pendant qu’ils tournent dans la ville. Nous mangeons rapidement, devisages de la tete au pied par des gens qui se demandent bien ce que deux occidentaux peuvent bien faire dans un restaurant comme celui-ci. Une femme parlant anglais nous aide a nous exprimer et nous sortons du restaurant. Personne dehors. Nous n’avons que notre argent et nos papiers sur nous. Les bagages sont dans le van. L’inquietude nous guette, mais nous croyons en notre bonne etoile, en l’honnetete des mongols et plus encore envers celle des amis de Gamba.

 

Le van arrive plus tard que prevu, nous embarque et tourne longtemps dans la ville a la recherche de passagers et de bagages. Nous partons finalement a 7 (dont les 2 chauffeurs et une femme qui descend dans un village un peu plus loin et qui offre a Claude une de ses bagues sans qu’on sache pourquoi) de Moron : le grand luxe ! Nous avons Claude et moi, chacun une banquette pour dormir ! Le van n’est malheureusement pas 4x4 et le confort est tres relatif sur les pistes. Nous reussissons quand meme a mieux dormir qu’a l’aller.

 

Et en pleine nuit : le coup de la panne ! Les chauffeurs sont inquiets, regardent sous le chassis. Nous venons de heurter un gros caillou. Ils font demi tour pour rejoindre un village croise un peu plus tot (une chance : il y a tres peu de villages aux alentours). Nous voyons un garagiste, qui nous emmene pres d’un bar/boite de nuit, puis nous montons dans les collines jusqu’a une scierie. La, la roue avant droite est demontee et je constate dans le froid qu’une partie de la direction est cassee : nous sommes alles a la scierie pour qu’un soudeur nous aide (en pleine nuit, incroyable). Et il nous a bien aides : il a fait une reparation de fortune, mais apparemment assez solide, puisque nous arrivons a Erdenet le samedi vers 8h30. (Pour les parents, je vous rassure, voyager dans une voiture a la direction cassee, ce n’est pas trop grave, car dans les steppes il n’y a que des touffes d’herbes et quelques chevres a eviter !)

 

A Erdenet, nous devons attendre avec les chauffeurs l’ouverture a 10h00 d’un magasin pour une reparation complete du van. Ils nous laissent finalement dans un autre van pour terminer le voyage jusque UB (depart vers 12h30 d’Erdenet). Alors que nous avions negocie pour avoir de la place sur le trajet jusqu’a UB, nous nous retrouvons a 16 dans le van, pour 12 places. Mais nous sommes trop fatigues pour dire quoi que ce soit et nous savons qu’il ne reste plus que de la route bitumee pendant 5 heures. Nous prenons donc notre mal en patience et arrivons vers 17h00 a notre camp de base d’UB : Nassan’s Guesthouse.

 

Depuis, nous nous reposons dans notre petit appartement, sans collocataires ou presque ; nous avons meme la television internationale. Nous avons aussi recroise Alon, qui est rentre hier a Ulaan-Baatar. Et bonne nouvelle aujourd’hui : nous avons notre visa Russe, notre dernier visa avant de revenir en France...

Commentaires sur cet article
stéphanie
Quel périple!! pour ce qui est des transports en commun, ça me rappelle beaucoup Madagascar : il y a un trajet où on avait fini je ne sais combien dans le taxi-brousse (il prenait tous les gens qui attendaient au bord de la route, dont toute une quirielle de gamines) et avec un bidon sur les genoux... mais le trajet était beaucoup moins long. L'entassement, la musique... c'est quand même une sacrée expérience (à faire mais pas pour tous les trajets si possible)... Le point plus facile à Mada, c'est qu'on peut se débrouiller en français, alors que quand les gens ne parlent que mongol, ça doit être beaucoup moins simple...
Bon allez je vous laisse, il faut bien retourner un peu bosser...
 

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