
Après la Slovaquie, nous avons traversé l’Autriche en faisant une étape de 2 jours à Vienne puis une seconde étape à Imst, une petite ville au pied des Alpes Autrichiennes. La ville de Vienne est majestueuse. Le riche passé de l’empire austro-hongrois se fait sentir dans chaque rue : façades imposantes, portes encadrées de dorures, ruelles pavées, grilles en fer forgées,… aucun recoin n’a été oublié pour rappeler aux touristes la grandeur de Vienne. Contrairement à Bratislava, les commerçants et serveurs sont d’un professionnalisme irréprochable. Allemand, anglais, français, voire italien, ils s’adaptent avec le sourire et les manières nécessaires pour nous mettre à l’aise. En nous baladant la nuit dans Vienne, nous avons découvert un parc accolé à une aile du château de l’Empereur François-Joseph et de Sissi. Sur le perron de ce monument, dans un recoin sombre, un groupe de jeunes gens dansait un tango sensuel et stylé. Ombre de Sissi qui planait sur les lieux, air tiède, voix feutrées et musique légère… image magique d’un soir d’été où en un bref éclair, nous avons perçu tout le romantisme de cette ville… Malgré tout, la ville a trop de superlatifs pour nous : trop grande, trop belle, trop riche… Alors nous sommes partis dans la campagne autrichienne en direction d’Imst. Marie-France et Jean-Pierre connaissaient déjà cet endroit pour y avoir skié. Ils voulaient nous montrer les lieux et les gens qui leur avaient déjà laissé d’agréables souvenirs. Au risque de nous répéter encore et encore, nous avons séjourné dans une jolie contrée peuplée par des gens adorables, prêts à se plier en quatre pour nous satisfaire. Les images-clichés de l’Autriche avec des paysages de montagnes sublimes, des sommets enneigés, des chalets en bois et Heïdi qui court dans la prairie sont toutes… vraies ! Nous avons visité un glacier à 3 000 m d’altitude, mangé avec appétit la bonne et consistante cuisine autrichienne de montagne et ranimé notre allemand paresseux. Et comme toutes les bonnes choses ont une fin, nous avons plié tente et caravane, pour poursuivre notre route vers la Suisse… nous rapprochant irrémédiablement vers la France et la fin du voyage. En Suisse, nous voulions revoir Barbara, la fille que nous avions rencontrée à Arapawa Island en Nouvelle-Zélande. Pour re-situer le décor, Arapawa Island était cette île presque déserte où nous avions cru l’espace d’une semaine que c’était le paradis (au bout de la deuxième semaine nous avions compris que ce dernier n’existait pas) ! Avec Barbara nous n’avions pas cessé de nous raconter nos vies pour occuper nos longues journées de travail de wwoof et à la fin de notre séjour, nous nous étions promis de nous revoir, en Europe ou ailleurs. Notre retour vers la France a donc été un bon prétexte pour organiser nos retrouvailles. Nous avons débarqué tout notre attirail dans la ferme des parents de Barbara, qui nous ont accueilli les bras ouverts. Ces gens adorables, qui habitent à Bützberg, un petit village au Nord de Bern, nous ont réservé un accueil des plus généreux. Barbara, de son côté, a joué les guides francophones pendant 2 jours : découverte de la région de l’Emmenthal et de la fabrique de fromage du même nom, lac de Thun et ses châteaux, vieilles rues de Bern,… Nous avons presque commencé notre voyage en compagnie de Barbara et nous le finissons à ses côtés, dans un séjour qui nous a donné le goût du retour. Après une étape comme celle-là, le retour en France nous a paru moins difficile. Malgré les 10 heures de route pour rentrer en Normandie chez les parents de Vincent, nous sommes arrivés parfaitement sereins et prêts à nous lancer dans un nouveau départ ! Allez, on fera bien encore un petit article pour vous raconter comment notre réadaptation à la vie (presque) sédentaire se passe et le bilan de nos 10 mois de périgrinations ! |