
Après avoir démonté toutes nos idées reçues sur la Pologne (nous ne nous attendions pas à ce que les polonais soient si gentils, que Cracovie soit une aussi belle ville, qu’il fasse si chaud en été et que les chauffeurs polonais soient pire que les mongols), nous ne savions pas à quoi nous attendre en entrant en Slovaquie. On nous aurait demandé « Slovaquie ? » nous aurions automatiquement répondu « Tchécoslovaquie »… et après, pages blanches. C’est donc tout à fait ignorants que nous avons passé la frontière. Dès les plaines de Cracovie passées et les contreforts des Carpates atteints, nous avons rapidement vu de charmants villages de montagne. Dans l’un des premiers villages, nous nous sommes arrêtés sur un parking en face d’une banque pour retirer des couronnes slovaques. Manque de bol, un policier est arrivé en nous disant « Problem », en indiquant un panneau d’interdiction de tourner à gauche et une caméra de surveillance du carrefour. Il a alors réclamé 200 couronnes pour réparer l’infraction (nous avons entendu beaucoup d’histoires de policiers qui empocheraient les amendes pour eux). Jean-Pierre, furibond et se sentant racketté, est allé retirer des sous pour régler la note au policier zélé. Pendant ce temps, un de ces collègues est venu nous trouver pour que nous payions la place de parking. Nous lui avons répondu que nous partions sur le champ et finalement pris de bonne volonté, ils nous ont laissés partir sans rien payer, ni amende, ni parking. Depuis l’entrée sur le territoire slovaque et cette prise de contact avec ses habitants, vous pouvez être surs que Jean-Pierre s’est montré irréprochable sur la route ! Nous avons ensuite découvert sous une chaleur écrasante et un ciel toujours bleu, un pays magnifique. Depuis le Château d’Orava où a été tourné le film Dracula, jusqu’à la capitale Bratislava, nous avons traversé des villes en plein réveil, des villages traditionnels en bois, de belles rivières à descendre, des plaines verdoyantes, des châteaux secrets,… le tout avec essentiellement des touristes locaux et des tarifs réellement bas. Les gens sont extrêmement gentils (avec une exception pour Bratislava, où les serveuses ne savent plus sourire et où il n’est plus nécessaire d’être poli puisqu’il pleut des touristes tous les jours). Par contre ici, peu de gens parlent l’anglais, mais la langue allemande est volontiers pratiquée. C’est un pays qu’il faut visiter avant que le tourisme de masse s’y installe, ce qui ne saurait tarder. Apres avoir traversé la frontière Austro-Slovaque sur un bac, nous sommes désormais sur le territoire autrichien. Nous sommes installés depuis hier à Wien (Vienne), dont le patrimoine est extraordinairement riche. En 2 jours, nous ne pouvons voir qu’une infime partie de toutes les richesses de cette ville. Aucun doute ! Il va encore falloir revenir par ici. |